LIBRE ARBITRE, DETERMINISME ET PHILOSOPHIE DE L’ASTROLOGIE

 
par Gustave Lambert Brahy (1)

Si la croyance aux influences astrales ne débouche pas sur une religion ou une idolâtrie quelconque, elle aboutit néanmoins à l’élaboration d’une philosophie adéquate.

Nombreux et importants sont les problèmes que cette philosophie est appelée à résoudre ; il importe surtout de savoir si l’être humain est désespérément conditionné par son destin, ou si le libre-arbitre qu’il revendique est une réalité effective.

Accessoirement, cette philosophie devrait-elle aussi chercher à expliquer par quel mécanisme secret, ou par quelle astuce singulière, les événements peuvent être prévus dans leur succession et dans leur nature.

Essayons tout d’abord de nous faire une idée de ce qui échappe à nos sens et à notre raison, et qui rend par conséquent ce mécanisme incompréhensible pour nous.

Si intelligents que nous soyons ou que nous croyons être, nous devons convenir qu’il y a peut-être autour de nous, soit des êtres plus lucides que nous, soit de modes de perception auxquels nous restons fermé ; nos sens, nous le savons, ne perçoivent qu’une partie des choses, ou plus exactement ne les voient que d’une façon partielle et imparfaite ; notre cerveau n’embrasse pas non plus toute la gamme des idées concrètes, et surtout abstraites, qui peuvent être envisagées. Nous sommes probablement victimes d’une formation physique et intellectuelle qui nous empêche de réaliser certains états ou certains phénomènes.

Il suffit, pour le comprendre, d’imaginer dans quelle situation pourraient se trouver des êtres linéaires, condamnés à se propulser sur une même ligne ; ces êtres ne pourraient évidemment se dépasser et se trouveraient donc contraints à une progression à la queue leu leu, où l’être le plus lent obligerait les êtres plus rapides à adopter sa vitesse de croisière. Ces êtres ne pourraient forcément concevoir qu’une seule dimension.

Mais si ces mêmes êtres pouvaient se mouvoir dans un plan, c’est-à-dire dans une surface à deux dimensions, ils auraient déjà une possibilité de manœuvre plus grande, notamment celle de se dépasser mutuellement, de s’écarter les uns des autres, de voyager de front, etc.

Dans le monde des volumes à trois dimensions, ceux qui appartiennent à ce monde ont évidemment des possibilités autrement étendues encore que les êtres plats à une ou deux dimensions dont nous venons de parler. Du fait de pouvoir s’élever au-dessus d’un plan ou d’une ligne, ils disposent ainsi, par rapport à ces êtres, d’une vision de perspective qui leur permet d’apercevoir, ou de conjecturer, le but vers lequel ils tendent, et les obstacles éventuels qui les en séparent. Déjà ici, nous pouvons, par analogie, nous faire une idée de quelle façon, ou par quels moyens, des êtres appartenant à un monde à quatre dimensions sont en mesure de prévoir les événements qui nous attendent, et la chance ou la malchance qui en résultera pour nous. Dans pareille hypothèse, les influences astrales constitueraient le mécanisme, ou les repères dont nous pourrions nous servir pour conjecturer logiquement certains faits ; et ceci d’après l’expérience que la répétition des mêmes faits par rapports aux mêmes repères peut permettre d’échafauder. L’astrologie ne serait rien de plus que l’ensemble des réflexes conditionnés qu’un animal parvient à maîtriser intelligemment, parce qu’il a compris que c’est pour lui le seul moyen de satisfaire un instinct ou un besoin essentiel : celui de se nourrir, par exemple.

Ce raisonnement nous permet de mieux comprendre déjà cette phrase du savant Eddington : ‘’Les événements ne se produisent pas, ils sont en place, et nous les rencontrons inéluctablement suivant notre ligne d’univers’’.

Imaginons en effet un être, même un être humain, se déplaçant en avion ou dans un hélicoptère, et qui domine par conséquent toute une contrée, avec ses routes, ses croisements, ses accidents de terrain, etc. Il est parfaitement en mesure de déterminer les carrefours, les obstacles et les encombrements par lesquels devra inévitablement passer une caravane de voitures ; il peut même, en jugeant des possibilités de déplacement et de la vitesse approximative de celle-ci, arriver à déterminer à quel moment tel ou tel incident doit fatalement se produire. Ces véhicules se déplacent en effet un peu à la façon des êtres plats dont nous parlions plus haut ; et ce n’est guère qu’aux croisements de deux ou plusieurs routes qu’il leur sera possible d’échapper à cette contrainte ; quittes, peut-être, à constater que, pour échapper à Charybde, ils sont tombés en Scylla.

Imaginons encore à quelle insuffisance de perception obéit un insecte se déplaçant en cercle, et qui croit sans doute avancer dans la même direction alors qu’il doit fatalement revenir à son point de départ. Ou encore le désarroi du même insecte se heurtant tout à coup à une ligne ou à un plan perpendiculaire, à celui sur lequel il cherche à progresser. Ou bien encore le même insecte assistant dans son plan au passage à travers ce plan d’un solide quelconque, un cône par exemple ; il verra le vide se creuser et grandir devant lui, et à travers ce vide, surgir un plan venu il ne sait d’où, et dont il ne pourra vraisemblablement pas concevoir la forme exacte, ni l’étendue. Pour cet insecte, il s’agira là assurément d’une catastrophe dépassant sa compréhension. Ne peut-on imaginer quelque chose de semblable surgissant dans notre univers, et susceptible de nous déconcerter aussi totalement que l’insecte en question ?

Poussons encore davantage notre tentative de compréhension ; imaginons un être plat se mouvant dans son plan, et qui aborde à certain moment un autre plan contigu ou tangent au sien ; poursuivant sa lancée, il quitte alors sans s’en rendre compte son propre plan pour le plan adjacent ; n’est-ce pas pour lui un changement total de milieu ? Et sans qu’il puisse en discerner la cause ; car cette cause n’est perceptible que pour un être à trois dimensions.

Mieux encore, imaginons que notre être plat, ou notre insecte, se meut à la surface extérieure d’un sac en caoutchouc ; par une astuce diabolique qui n’appartient qu’à l’être humain, nous retournons ce sac sur lui-même et, du coup, voilà notre sujet transféré de l’extérieur à l’intérieur du sac, avec tous les inconvénients qui peuvent en résulter pour lui. Il lui semble sans doute passer inexplicablement de la lumière à l’ombre, de la liberté à la limitation. En astrologie, nous verrions là un effet de douzième Maison ; et, pas plus que l’insecte ou l’être plat, nous ne pouvons concevoir ce retournement de situation au sens littéral du mot. C’est là un effet de fatalité pure, dont les raisons nous échappent, tout au moins au premier moment.

Ce ’’retournement’’ du sac dont nous venons d’imaginer l’exemple est compréhensible pour nous parce que nous en saisissons parfaitement le mécanisme ; mais ne pouvons-nous imaginer que, par le truchement d’un monde à quatre dimensions, nous nous trouvions mêlés à un monde tout différent du nôtre, et dont le relief ou la constitution permet des effets de perspective analogues à ceux que nous avions imaginés dans notre exemple d’un individu survolant en hélicoptère une contrée grouillante d’activité ? Nous aurions là la clef, ou tout au moins une tentative d’explication des possibilités d’exploration du futur que permet l’astrologie, et sans doute aussi la voyance !

Mais que deviennent alors le libre arbitre et le déterminisme dans cette compréhension du problème ?

Pietro Ubaldi, dans son livre ‘’La Grande Synthèse’’, écrit ce qui suit : ‘’Le libre arbitre n’est pas un facteur constant et absolu comme l’enseignent vos philosophies, en conflit insoluble avec le déterminisme des lois de la vie, mais un fait progressif et relatif au niveau différent que chacun a atteint’’. On peut méditer utilement sur cette pensée.

Si vraiment la vie a un but, par exemple celui de nous améliorer sans cesse, et si ce but est contrôlé par des lois ou des forces quelconques, nous pouvons trouver un exemple qui nous fera comprendre la part de déterminisme et du libre arbitre dans notre destinée.

Nous touchons évidemment ici à un point névralgique de la personnalité humaine. L’homme a en effet pris l’habitude de se considérer comme le roi de la création et, par conséquent, l’idée qu’il pourrait être dominé ou guidé par des êtres supérieurs à lui, ou même par des forces aveugles, lui est désagréable, pénible même, et choque son orgueil.

Pourtant le dilemme est inéluctable : ou bien les influences astrales existent et contraignent l’homme à se plier à une destinée définie à l’avance, en grande partie tout au moins ; ou bien ces influences n’existent pas, et alors, puisqu’il n’y a plus de grade-fou à la folie humaine, l’individu est libre de suivre ses instincts, même les plus pervers. Mais ceci aboutit à la négation, non seulement de toute fraternité humaine, mais même de toute organisation sociale, donc à l’anarchie. C’est d’ailleurs ce que l’on constate aujourd’hui où, par le jeu de la démagogie, on enseigne aux citoyens qu’ils ont tous les droits, mais en se gardant bien de leur dire qu’en échange de ces droits ils ont aussi des responsabilités et des devoirs. L’histoire enseigne d’ailleurs que les civilisations qui nous ont laissé un héritage prestigieux furent celles où une idée philosophique ou religieuse dirigea les réflexes, les actes et les buts de tous les citoyens, donnant ainsi l’exemple d’un corps social uni et cohérent, aux rouages parfaitement coordonnés.

Puisque, par définition, nous sommes de ceux qui croient aux influences astrales, il nous faut bien reprendre l’hypothèse évoquée plus haut, à savoir que ces influences tendent à guider l’individu vers une évolution plus haute, et plus consciente encore, que celle à laquelle il se trouve parvenu.

Est-il tellement surprenant de soutenir que l’homme n’accumule de l’expérience, donc de l’intelligence et de la sagesse, que par le jeu des événements, heureux ou pénibles, qu’il subit au cours de son existence ? Un peu à la façon du disant brut qui n’acquiert son brillant et tout son éclat que par des meulages successifs. C’est évidemment là une conception assez différente de celle, assez en vogue, qui consiste à prétendre que le but de la vie est de jouir et de s’assurer le maximum de bien-être matériel. Hélas, au moment de mourir, on n’emporte rien des ces biens matériels et, seuls, les héritiers en profitent ; on ne voit donc pas la sagesse de pareille conception.

Reprenons donc l’idée dont nous avons parlé plus haut, et qui est destinée, dans notre esprit, à mieux faire comprendre le jeu du déterminisme et du libre arbitre dans notre destinée.

Supposons que, comme gardien, ou par souci de compagnie, nous achetons un chien. Il est bien évident que, si ce chien n’est pas dressé, au moins dans une certaine mesure, il va prendre des habitudes d’indépendance qui nous irriteront ou nous perturberont ; il faut donc inculquer un comportement qui courre^ponde au but que nous avions en achetant ce chien. Ce dressage peut se faire, soit en inspirant la crainte, par la menace donc, soit en faisant appel à ce que l’animal peut avoir d’intelligence ou d’esprit de compréhension. De toute façon, il a a là pour le chien quelque chose de pénible. Mais il est clair que, au fur et à mesure qu’il en viendra à répondre à nos propres désirs, nous allons relâcher notre sévérité ; de sorte que le chien finira par avoir conquis une semi-liberté, tout en ayant appris que cette indépendance reste néanmoins conditionnée par les vues de son maître.

Transposons cet exemple, en plaçant l’homme à la place du chien, et les influences astrales – à défaut de pouvoir les personnaliser davantage – à la place du maître ; et nous aurons ainsi une idée de la façon dont le déterminisme, c’est-à-dire le dressage, peut se combiner avec l’exercice de l’indépendance bien comprise, c’est-à-dire le libre arbitre.

Nous pouvons encore concevoir cette imbrication du libre arbitre et du déterminisme d’une autre façon. Notre univers est évidemment soumis à toutes sortes de forces, dont l’action est connue et s’exerce de façon implacable : la pesanteur, la force explosive des gaz, par exemple. Lorsque nous nous heurtons de façon aveugle à ces force, nous prenons la mesure du déterminisme terrestre ; par contre, lorsque nous cherchons à éviter d’être la victime de ces forces, nous utilisons notre libre arbitre. Autrement dit, il n’est pas inévitable que nous recevions sur le pied une pierre qui risque de nous rendre infirme ; il suffit que, ayant compris le jeu déterministe de la pesanteur, nous cherchions à nous écarter de sa trajectoire. De même, l’utilisation du gaz d’éclairage ou de chauffage n’implique pas que nous devions subir les effets d’une explosion quelconque ; il suffit de savoir dominer la force explosive de ce gaz pour n’en connaître que les côtés bénéfiques.

On pourrait encore disserter longuement sur cette lancinante question du déterminisme et de la liberté humaine ; mais une chose nous paraît évidente : c’est que l’exercice du libre arbitre implique forcément un effort de volonté accompagné d’un acte d’intelligence. Toute autre conception du libre arbitre dérive de la licence pure et ne peut conduire qu’au désordre.

Le marin qui, sur son navire, parvient à guider celui-ci vers sa destination, quelle que soit la direction et la violence des vents, ne fait pas autre chose. Il est le symbole même du libre arbitre. Il sait, en effet, que s’il s’abandonne aux courants, par négligence ou par paresse, il est condamner à errer sans but sur les mers et, sans doute, à y sombrer quelque jour, lamentablement.

(1) Extraits du livre ‘’Pour mieux comprendre l’Astrologie’’ de Gustave Lambert Brahy aux Editions La Roue Céleste – Dervy Livres.

Sélection faites par Gemini avec l’autorisation de l’auteur.

Article paru dans la Revue Microcosmos n° 8 – Octobre 1986

 

 

LA PHILOSOPHIE ET L’ASTROLOGIE SONT-ELLES COMPLEMENTAIRES ? (Part 1)

par Gemini

Introduction

 

La philosophie est-elle tout simplement la recherche du savoir ? La recherche de la vérité ? Quelle vérité, la sienne ? Celle du monde qui nous entoure ? Le sens de la vie ?

Tendre vers la sagesse, qui serait le fruit de l’expérience accumulée au travers des bonheurs, des malheurs ? Aller vers une connaissance approfondie de soi-même ? Se laisser porter par les événements en relativisant toutes choses ? Se soumettre à la fatalité ? Éviter le piège de se perdre dans dédale de pensées confuses et ne pas se laisser bercer par des chimères ?

En fait tout un chacun à sa philosophie personnelle, suivant ses aspirations profondes, son idéologie.

Il n’y a pas de sagesse véritable sans une prise de conscience salutaire. Trouver le courage de faire une introspection, renoncer à cette tendance à tourner en rond en soi, ne pas céder à cet instinct atavique de reproduire le même schéma réactionnel, en accordant aux choses la valeur réelle qu’elles représentent, s’adapter aux circonstances plutôt que de vouloir qu’elles s’adaptent a nos désirs…

‘’ Ne sachant pas combien proche est la vérité, les gens cherchent au loin.

A l’image de celui qui, au milieu de l’eau, crie sa soif en ce lamentant ’’

Bulletin Théosophia Mars 1985

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En fait le bonheur humain est pour chacun d’être et de rester à sa vraie place, celle qui correspond à ses capacités.

Toutes ces questions et ces réflexions nous conduit droit à la philosophie via l’astrologie car quoique l’on en pensent il y une connexion évidente entre ces enseignements !

Les deux sont des doctrines humanistes qui se basent sur des réflexions et des principes fondamentaux sur les causes les effets et les valeurs qui régissent les rapports entre l’univers l’homme et la société afin que cet ensemble cohabite en harmonie.

Certes il existe toute une panoplie de philosophie qui se base sur les différentes activités humaines.

L’astrologie possède également divers facettes d’application( la santé, professionnelle, sentimentale, etc…)

Mais toutes ces démarches intellectuelles quelles soit philosophiques ou astrologiques ont en commun comme but, renseigner, éclairer, guider l’humanité vers des valeurs morales.

L ‘Astrologie n’est pas une mancie, ni un ’’art chimérique ’’ mais, bien ’’ La Science des Anciens ’’. Une conception millénaire d’après laquelle la vie de l’être humain et tout ce qui est vivant sur terre est lié au cosmos.

L’Astrologie est une science car elle se base sur l’Astronomie, car il faut procéder à des calculs précis pour l’établissement d’un graphique appelé ‘’carte du ciel ’’, représentation exacte des positions planétaires au moment de la naissance.

C’est un art car la lecture et/ou l’interprétation d’une carte céleste nécessite la connaissance des arcanes, posséder un jugement sûr, de l’intuition et une grande puissance de déduction. Il s’acquiert grâce à un travail persévérant et à un longue pratique.

L ‘histoire de l’Astrologie et de l’Astronomie sont étroitement liée, la séparation entre ses deux disciplines s’est faite au XVIIème siècle, sous la pression de l’Eglise. Le déclin de l’Astrologie s’amorça à l‘instigation de Colbert. Ce dernier fonda en 1666 l’Académie des Sciences et il interdit l’enseignement de l’Astrologie dans les universités. C’est un sujet trop vaste pour être traité dans cette article.

Il faut savoir que l’étymologie des deux mots désigne deux systèmes et le domaine de chacun. Précisons que le mot ‘’astronomie’’ vient du grec astron (étoile) et nomos (loi), signifie que l’astronomie étudie le mouvement des astres. Quand à ‘’l’astrologie‘’, issue du même mot astron et de logos (parole ou verbe), elle prouve qu’elle concerne une science d’interprétations et d’études des positions astrales.

‘’L’astrologie est l’astronomie apportée sur la terre et appliquée aux affaires des hommes‘’

Ralph Waldo Emerson (1803-1882)

 

L’étymologie du terme ’’philosophie’’ provient du grec philo-sophia signifiant ‘’ amour de la sagesse ’’

En Occident son origine remonte à l’Antiquité grecque. Il est évident que les cultures de tous les continents avaient leurs propres approches de que l’on nomme aujourd’hui ‘’la philosophie’’

En Orient elle remonte à la période babylonienne, probablement le tronc de toutes les ramifications futures. C’est vraisemblablement de cette civilisation que découle tout un pan de la philosophie occidentale.

 

Partie 1 – La philosophie chinoise

 

La civilisation chinoise se développa longtemps à l’écart des autres foyers culturels de l’Antiquité. La Chine resta isolée du reste du monde jusqu’a la fin du IIème siècle av.J-C, période où elle prit conscience que d’autres peuples civilisés vivaient au-delà de ses frontières.

Nonobstant ce fait, la société chinoise primitive était fondée sur un ensemble de règles de conduite, appelée LI, consistant essentiellement à pratiquer la politesse, les bonnes manières, et à observer les rites religieux et profanes. Le LI assurait le maintien de l’ordre social.

Un des sages philosophes de cette époque, Confucius (vers 551-475 av. J-C), fut un de ses plus ardents défenseurs, professant que seul le respect des pratiques extérieures permettait de développer les vertus intérieures de l’homme.

CONFUCIUS

CONFUCIUS

La première école philosophique fut créée avec certitude par Confucius, penseur et philosophe, respectant également les prédictions astrologiques.

’Le ciel dispense ses symboles, bons ou mauvais, et les sages agissent en conséquence’’ (Confucius)

 

Il voyagea longuement, répandit son enseignement et occupa plusieurs fonctions officielles.

’ Le sage commence par faire ce qu’il veut enseigner, ensuite il enseigne.’’

 

Confucius’’ (Entretiens – Chap.2

Confucius pensait que les hommes devaient accepter la société comme une contrainte naturelle où chacun obéissait à ses supérieurs, ces derniers devant être un exemple pour les inférieurs.

’L’homme de bien ne demande rien qu’a lui-même ; l’homme de peu demande tout aux autres ‘’ (Confucius).

 

Il vénérait la continuité et réprouvait le changement. Son enseignement a été conservé dans un recueil d’ entretiens compilé après sa mort.

La Confucianisme joua un grand rôle dans l’histoire de la Chine, et son étude fut exigée plus tard pour l’admission dans l’administration impériale.

).

La seconde école philosophique importante de la même période, totalement opposée au confucianisme, fut le

LAO-TSEU

LAO-TSEU

 taoïsme, essentiellement représenté par le sage Lao-tseu,son nom est également écrit Laozi. Selon la légende, Laozi naquit dans la province du Henan (Ho-nan) et fut archiviste et astronome à la cour des Zhou. Il aurait laissé le Daodejing ou Tao-tö-King(Le Classique de la Voie et de la vertu). Des mythes ultérieurs intègrent Laozi à la religion chinoise, faisant de lui la principale déité du taoïsme religieux, déité qui aurait révélé les textes sacrés à l’humanité.

La seconde école philosophique importante de la même période, totalement opposée au confucianisme, fut le taoïsme, essentiellement représenté par le sage Lao-tseu,son nom est également écrit Laozi. Selon la légende, Laozi naquit dans la province du Henan (Ho-nan) et fut archiviste et astronome à la cour des Zhou. Il aurait laissé le Daodejing ou Tao-tö-King(Le Classique de la Voie et de la vertu). Des mythes ultérieurs intègrent Laozi à la religion chinoise, faisant de lui la principale déité du taoïsme religieux, déité qui aurait révélé les textes sacrés à l’humanité.

L’on peut classer Bouddha parmi les penseurs, philosophes.

Gautama, le fondateur du Bouddhisme, appelé plus tard Siddhârta ( ‘’Celui qui à atteint le but’’) et le Bouddha (l’Éveillé )

Contemporain de Confucius, Gautama devenu ‘’Bouddha’’ (624-544 av.J-C?) naquit dans une importante famille de ksatriyas aux confins Indo-Népalais. Il connu jusqu’à l’âge adulte la vie aisée et protégée d’un jeune noble à l‘abri du besoin. Fils du chef du clan des Sâkya, il reçut de son père une éducation guerrière, fut initié à la philosophie indoue, aux sciences, aux lettres et aux langues par un brahmane (prêtre).

BOUDDHA

BOUDDHA

Cependant, vers la trentaine, lassé du luxe et choqué lorsqu’il prit conscience des malheurs qui frappaient la plupart des hommes, il abandonna les siens et mena une vie errante et ascétique tout en se plongeant dans de profondes méditations pendant sept ans. Il se rendit compte que cela n’était pas la bonne manière pour soulager les maux de l’humanité et que ses pratiques ne le menaient pas a la compréhension des choses de la vie. Rejetant l’ascétisme comme moyen de libération, il plongea en méditation durant une quarantaine de jours, assis sous un figuier, et atteignit l’illumination ou état de Bouddha.

Quelque temps plus tard, il gagna ses premiers disciples en prononçant un sermon près de Bénarès, au cours duquel il exposa clairement sa doctrine de la loi. Il résuma l’essence de son enseignement : le nirvana (extinction de la douleur). Pour y parvenir il faut une conduite morale irréprochable, définie comme la Voie du Milieu. Jusqu’à la fin de sa vie, le Bouddha prêcha sa doctrine qui rejette le système des castes et l’importance excessive donnée aux rites, sacrifices et mortifications qu’enseignaient les brahmanes. Son seul idéal étant l’ arhat, ou saint parfait , purifié de tous les désirs.

La religion créée par Gautama, le Bouddha, répondait aux besoins des opprimés et des membres des castes inférieures offrant, à tous, le salut, indépendamment de leur naissance.

Au cœur de l’enseignement du Bouddha figurait les Quatre Nobles Vérités :

L’existence est douleur : l’origine de la douleur est le désir. La fin du désir correspond à la fin de la douleur, le nirvana, l’extinction totale du mal. Le nirvana peut être atteint en suivant la ’’Noble Voie aux huit membres’’. Les membres de la Voie, également appelée Voie du Milieu, sont : opinion correcte, intention correcte, parole correcte, activité correcte, moyens d’existence corrects, efforts corrects, attention correcte, concentration mentale correcte.

Seuls ceux atteignant le nirvana se libèrent du cycle des morts et des renaissances, et dominent le karma, la loi naturelle des causes et des effets, qui veut que tous les actes accomplis par un individu aient des conséquences sur la chaîne de ses vies, le samsara, et que sa situation dans son existence présente résulte de ses actions dans ses vies antérieures.

Approfondissant l’idée de la transmigration des âmes, le karma avait son origine dans les traditions aryennes, pour lesquelles les hommes étaient punis ou récompensés après leur mort selon leur conduite sur terre.

Le bouddhisme, sous sa forme mahayana (doctrine primitive) commença sa pénétration en Chine au Ier siècle de notre ère, venu de l’inde et du Cachemire en traversant les royaumes bouddhistes du nord en suivant la route de la soie du Gansu jusqu’à Chang’an.

On peut suivre l’expansion du Bouddhisme en Chine par la construction de ses temples connaissant son plus grand essor sous les Tang (618-907 ap. J.C) dynastie impériale chinoise.

Facile à voir sont fautes d’autrui : celles de soi sont difficiles à voir

Le monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient

L’esprit est difficile à maîtriser et instable. Il court où il veut. Il est bon de le dominer. L’esprit dompté assure le bonheur.

L’insensé reconnaissant sa folie, en vérité est un sage. Mais l’insensé qui se croit sage est vraiment fou. ( Bouddha )

 

 

 

Bibliographie

:Les astres vous parlent (Georges Antarès) 28 janvier 1950.

L’Atlas du Monde Antique – France-Loisirs-123 Bd. De Grenelle – Paris 1993